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Chirurgie thoracique

Traitement de chirurgie thoracique en Allemagne

La chirurgie thoracique comprend la chirurgie de toutes les affections concernant la zone de la poitrine à l'exception du cœur. Avec 37 lits et cinq autres lits dans le service des soins intensifs, notre service de chirurgie thoracique est l'un des plus grands services spécialisés dans la poitrine en Allemagne. Nous sommes certifiés « Centre Thoracique » par l'Association Allemande de Chirurgie Thoracique depuis 2008, et « Centre Anti-Cancer des Poumons » par la Société Allemande de lutte contre le Cancer depuis 2009. La clinique est en mesure de fournir des traitements hautement qualifiés grâce à une collaboration et une coopération étroites avec les autres domaines de spécialités tels que l'anesthésie thoracique, les soins intensifs, la pneumologie, la radiologie, la radiothérapie, la psycho-oncologie, la physiothérapie, le bien-être du patient et notre service d'oncologie dédié aux patients externes. Des réunions interdisciplinaires et des conférences sur les tumeurs ont lieu quotidiennement.

Les plus de 900 interventions réalisées chaque année ont principalement pour objet les affections tumorales. Au sein de notre service de chirurgie thoracique oncologique, nous sommes spécialisés dans les interventions mini-invasives (p.ex. chirurgie thoracique vidéo-assistée, lobectomie), le sauvetage de parenchymes (p.ex. résection en manchon trachéal ou bronchial, résection par segment du poumon) et les interventions étendues (p.ex. résection vasculaire en manchon, résection partielle de l'atrium, résection de la paroi thoracique).

Nous procédons toutefois aussi à toute la gamme des interventions chirurgicales thoraciques visant au traitement d'affections bénignes du système respiratoire (trachée et bronches), des poumons, du médiastin, de la plèvre, du diaphragme et de la paroi thoracique.

Nous traitons aussi bien les états malins que bénins, les maladies infectieuses touchant la poitrine telles que la tuberculose et les maladies d'origine septique.

Nous effectuons également des opérations sur des patients externes, p.ex. implantation de cathéter lorsque une chimiothérapie ou une ablation de ganglion lymphatique est indiquée.

Sélection de maladies thoraciques :

  • Bronchiectasie (élargissement anormal des bronches)
  • Hémothorax (épanchement de sang dans la cavité pleurale)
  • Hyperhidrose (transpiration excessive de la tête, des mains et des bras)
  • Thorax en carène
  • Carcinome pulmonaire (cancer du poumon)
  • Emphysème pulmonaire (chirurgie réductrice du volume en présence de poumons excessivement gonflés)
  • Métastases du poumon (propagation de tumeurs depuis l'extérieur des poumons)
  • Nodules pulmonaires
  • Médiastinite
  • Métastases ou récidive locale dans la poitrine, p.ex. en cas de carcinome du sein
  • Myasthénie avec hyperplasie thymique
  • Ostéomyélite (décharge des régions osseuses, p.ex. côtes, sternum)
  • Affections fongiques des poumons (p.ex. aspergillus)
  • Epanchement pleural (épanchement de fluide dans la cavité de la poitrine)
  • Carcinome pleural (migration de cellules tumorales dans la plèvre)
  • Empyème pleural (épanchement pleural)
  • Mésothéliome pleural (maladie pleurale maline, p.ex. après exposition à l'amiante)
  • Pneumothorax (affaissement du poumon)
  • Déhiscence sternale (p.ex. après une opération du cœur)
  • Thymome (tumeur du thymus)
  • Sténose trachéale (rétrécissement de la trachée)
  • Trachéomalacie (ramollissement de la trachée)
  • Thorax en entonnoir
  • Tuberculose (p.ex. TB cavernes, pleurale)
  • Tumeur d'origine incertaine (p.ex. tumeurs bénignes des poumons, du médiastin ou de la paroi thoracique)
  • Diaphragme (p.ex. pliure en cas d'affaiblissement des tissus)
  • Kystes (bronche ou péricarde)

Chirurgie thoracique oncologique
Lors d'une intervention touchant aux carcinomes pulmonaires, il est essentiel de disposer d'une équipe expérimentée dès la phase préparatoire, étant donné que l'indication pour l'opération et, dans certains cas, le besoin d'une forme combinée de traitement tout comme la portée potentielle de l'opération, doivent tous deux être évalués.
La règle veut que le lobe pulmonaire affecté par la tumeur doive être supprimé (lobectomie), bien que, dans certains cas rares, le poumon entier doive être prélevé (pneumonectomie). Afin de protéger le plus de tissus pulmonaires sains possibles, nous effectuons des opérations de sauvetage du parenchyme (résection en manchon) de la bronche ou des vaisseaux ; en présence de tumeurs de grande taille, cependant, une résection plus élargie peut s'avérer nécessaire, englobant alors l'atrium, la veine cave, les organes voisins, la paroi thoracique ou la trachée (pneumonectomie en manchon)
Une résection par segment peut être indiquée chez les patients présentant une fonction pulmonaire altérée. Les patients atteints d'un carcinome pulmonaire en stade précoce peuvent être opérés via des techniques mini-invasives.
Le mésothéliome pleural est traité par pneumonectomie pleurale (opération 3PD) ou une décortication palliative.

Chirurgie thoracique mini-invasive
De nombreuses interventions de la poitrine ou des poumons sont désormais possibles en ayant recours aux techniques mini-invasives (cœlioscopie). Elles permettent aux chirurgiens d'examiner et de traiter les affections de la poitrine de manière moins invasive sans qu'il soit nécessaire de procéder à une large incision. L'opération est effectuée au moyen de deux ou trois petites incisions et à l'aide d'une caméra vidéo et d'instruments extrêmement précis. Nous employons cette technologie moderne depuis 1991 et réalisons des améliorations en permanence.
Les techniques mini-invasives peuvent être utilisées dans le traitement de nombre des affections mentionnées ci-dessus. Plus de 40 pour cent de nos opérations sont effectuées de cette manière, par exemple par VAMLA (lymphadénectomie médiastinale vidéo-assistée), lobectomie VATS (chirurgie thoracique vidéo-assistée) pour les cancers du poumon de stade précoce, par décortication VATS pour l'empyème pleural et correction du thorax en entonnoir en faisant appel à la méthode Nuss.

Chirurgie au laser des métastases
En 2004, nous avons acquis un laser spécial (laser pulmonaire) avec lequel nous effectuons des opérations visant à supprimer les métastases (cellules tumorales migrées) dans les poumons, lesquelles peuvent se former en présence d'un cancer de l'intestin, d'un cancer du rein, d'un cancer de la poitrine et d'autres types de cancer. Le laser nous permet de supprimer les métastases en ne provoquant que des dommages minimes sur les tissus pulmonaires voisins sains. En ciblant et supprimant les métastases individuellement, il est possible de nettement améliorer les chances de survie du patient. Il est même possible d'effectuer une ablation complète en présence de plusieurs métastases. Si de nouvelles métastases devaient se former à un stade plus avancé de la maladie, l'opération peut être réitérée.
Un programme spécial assisté par ordinateur (CAO) permet de détecter les métastases les plus petites en ayant recours à une tomodensitométrie du thorax.
Nous collaborons avec plusieurs organismes, notamment le Centre de Sarcomes de Berlin-Brandebourg. Dans des cas particuliers, une chirurgie résiduelle est réalisée une fois la chimiothérapie achevée. En tant que partie intégrante du Centre Anti-Cancer de Berlin-Buch, nous avons également établi un partenariat avec les cliniques du centre.

Vidéo-Médiastinoscopie
La vidéo-médiastinoscopie fait partie de notre répertoire standard de procédures diagnostiques et thérapeutiques. Elle est utilisée pour clarifier les affections de la zone mediastinale ou pour effectuer une stadification correcte en cas de carcinome pulmonaire.
Nous employons également depuis 2001 la technique VAMLA (lymphadénectomie médiastinale vidéo-assistée) qui ouvre de nombreuses possibilités. Elle nous permet non seulement de prélever des biopsies des ganglions lymphatiques, mais également d'effectuer l'ablation complète des ganglions. Il s'agit là d'une étape importante dans la préparation d'une lobectomie VATS et dans des cas de métastases médiastinales provenant d'autres tumeurs.
Dans certains cas, il est possible d'effectuer une chirurgie médiastinale par médiastinoscopie étendue, p.ex. une seconde résection bronchiale à la suite d'une pneumonectomie en cas d'empyèmes de la cavité de pneumonectomie.

Correction du thorax en carène et en entonnoir
Depuis de nombreuses années, la clinique est également spécialisée dans les opérations visant à corriger les malformations de la paroi abdominale connues sous le nom de thorax en carène ou de thorax en entonnoir. Ces anormalités apparaissent chez les enfants et les adolescents, bien qu'il soit quelquefois nécessaire de procéder à une chirurgie correctrice chez les adultes dans les cas où la malformation conduit à une déficience des fonctions du corps, p.ex. à des difficultés respiratoires.
Ici aussi, outre la méthode ouverte, la chirurgie mini-invasive qui fait appel à la procédure de Nuss se généralise de plus en plus.

Chirurgie trachéale
Evaluer les indications d'une opération de la trachée exige de la part de l'équipe médicale (chirurgien thoracique, anesthésiste, spécialiste des bronches) une immense expérience, la réussite d'une telle opération dépendant de la procédure correcte. Une coopération peropératoire efficace avec les anesthésistes est cruciale.
La Clinique peut également procéder à une résection en présence de sténose (rétrécissement), p.ex. après une ventilation de longue-durée ou résultant de tumeurs, ainsi que des opérations de renforcement visant à rectifier une trachéomalacie (ramollissement de la paroi trachéale).

Chirurgie réductrice de volume
L'emphysème pulmonaire constitue l'une des maladies des poumons les plus répandues. Il peut provoquer un sur-gonflement du thorax entier, ce qui gêne alors la fonction des muscles des voies respiratoires et entraîne une aggravation des difficultés respiratoires rencontrées par le patient. La résection (ablation) des segments les plus gravement sur-gonflés du poumon (réduction du volume du poumon) peut rétablir la fonction physiologique des muscles respiratoires.
Cette intervention mini-invasive peut, si les indications sont correctement identifiées, apporter une amélioration nette à la qualité de vie du patient.